Centre Entraînement Close-Combat

Centre d'Entraînement au Close-Combat

Semaine 38: le close-combat ou « le complexe de supériorité »

A l’issue de cette semaine, encadrée par la séance (n°3) du lundi 15 septembre en salle et celle du dimanche 21 septembre en extérieur, revenons sur le travail des élèves de la section de close-combat de Paris-IDF.

Les poings de Fabrice Senior après la séance de ce dimanche 21 septembre 2014: le travail de la rusticité est bien l'axe de travail de la section Miletto en particulier (et de la Fédération de close-combat d'une manière plus générale).

Les poings de Fabrice Senior après la séance de ce dimanche 21 septembre 2014: le travail de la rusticité est bien l’axe pédagogique de la section Miletto en particulier (et de la Fédération de close-combat d’une manière plus générale).

En ce début de saison, on voit déjà très clairement l’objectif pédagogique que doit garder en tête cette nouvelle promotion d’élèves: développer la combattivité, le sens de la rusticité et l’esprit d’assaut. Avaler du « motivex » tous les matins. Que dire d’autre en effet quand on sait que moins de 10% des membres de la section se lèvent le dimanche matin pour venir s’entraîner?

On imagine déjà ces combattants, découragés par la simple idée de se lever avant 9h le dimanche et par l’angoisse de courir sous la pluie, face à des efforts et des obstacles plus importants… Ou autrement dit, peut-on imaginer ces mêmes guerriers combattre avec un doigt cassé ou une côte abimée?

Raymond Muelle

Le Commandant Raymond Muelle, fondateur de la Fédération des clubs de close-combat aux côtés du Lieutenant-colonel Miletto, avait une seule devise en matière de close-combat: doter l’élève d’un « complexe de supériorité ».

Le travail technique ne suffit pas. On a vu un amener au sol de close-combat « vieille école » lundi dernier, mais celui-ci ne vaut rien sans cet esprit du combat, sans l’esprit du combat, sans le menos (la fureur guerrière d’Achille chez Homère). Car qu’on se le dise d’emblée, le close-combat ne rend pas le combattant mieux armé techniquement ou matériellement. Qui ignore en effet aujourd’hui que les parties génitales ou le cartilage du larynx sont les cibles privilégiées dans un affrontement corps-à-corps? Que peut-on enseigner (ou apprendre) comme techniques que l’on ne connaisse pas déjà? Qui ne soit déjà vu dans un film ou sur Internet? Dans ces conditions, le close-combat nous apparaît dans toute sa limpidité, comme un simple avantage psychologique. Ou, pour le dire comme notre fondateur, le regretté Chef de bataillon Muelle, le close-combat n’est là que pour donner au soldat une arme supplémentaire: « le complexe de supériorité ».

Donc, félicitations aux quelqu’uns qui étaient là ce matin (et pourvu que cette détermination subsiste jusqu’à l’été prochain) et avis aux autres membres de la section Miletto: réveillez-vous!

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Les combattants du dimanche 21 septembre 2014… Futurs membres de la team Gemelli sans aucun doute!

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