Centre Entraînement Close-Combat

Centre d'Entraînement au Close-Combat

Le souffle dans un combat corps-à-corps

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Ci-dessus, Jacques Mayol pendant l’une de ses séances de respiration yogique. Yoga et close-combat… On se demandera bien le rapport . C’est pourtant bien ce lien que le Colonel Carter réussit à créer avec son travail régulier avec l’apnéiste Roger Cadiou, disciple de Jacques Mayol.

Parmi les mythes véhiculés par les instructeurs de combat rapproché, il en est un, tenace, celui de la blitzkrieg: le « bon » combattant est censé venir au bout des intentions de l’ennemi en quelques secondes… En deux mots, c’est le fantasme du « combat éclair » (entretenu par un autre mythe encore plus tenace, celui du « coup qui tue »).

Bien sûr, il ne s’agit pas ici de lancer ici un débat sur les différentes approches du combat corps-à-corps. Chaque discipline de combat développe sa théorie, qui résiste plus ou moins à l’épreuve des faits. Alors comment garder une approche pratique? Et bien, en somme, c’est assez simple: s’entraîner, avec le plus d’assiduité et de régularité possible, à des affrontements dynamiques, avec des vrais coups qui font mal. Car au cours d’un vrai combat (id est: où chacun peut donner et recevoir…), l’on voit vite les limites de la théorie. Et de fait, on est obligé d’avoir une conception plus pratique du combat.

Et parmi les vérités qui vous sautent aux yeux (à la gorge devrait-on dire), il y a le problème de la respiration. D’ailleurs, pour des instructeurs chevronnés comme Fred Perrin, la respiration est l’un des principaux objectifs (au sens militaire): il faut détruire la respiration de l’adversaire. Et il va sans dire qu’il faut préserver la sienne propre. Et c’est bien là que le combattant doit s’entraîner. Ce n’est pas en vain que la boxe prévoit des rounds de quelques minutes pour ses compétitions… Et ce n’est pas un hasard non plus si les disciplines martiales extrêmes orientales (et notamment japonaises comme le Karaté ou l’Aïkido) attachent une telle importance au ki, à cette énergie qui circule chez le guerrier, et que ce dernier doit gérer avec tant d’habileté.

En close-combat, le souffle est vital. Et cette dynamique du souffle fait partie intégrante de l’entraînement. En effet, il importe moins de mettre en oeuvre un catalogue de techniques qu’à maîtriser sa propre force, ne pas tout donner tout de suite… Autrement dit, avoir toujours en réserve l’énergie disponible pour un dernier assaut. Une sorte d’art de la retenue. Dès lors, le combattant devient une sorte d’apnéiste sus-aquatique dont l’élément n’est non pas le milieu aqueux mais l’environnement hostile des coups qui pleuvent…

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