Centre Entraînement Close-Combat

Centre d'Entraînement au Close-Combat

Séance de close-combat du lundi 10avril 2017

10.04.2017 - copie

Ce lundi 10 avril, l’entraînement portait sur la défense contre couteau. Il faut savoir que selon une étude réalisée ces dernières années par la police américaine, 80 % des individus agressés au couteau n’ont pas le temps de le voir pendant l’agression. Le couteau est une arme facilement dissimulable. Les coups de lame sont généralement portés avec feinte et par surprise.
Dans un contexte civil, quelqu’un qui ressent le besoin de porter et de brandir un couteau n’a pas une pleine confiance en lui-même. Il a besoin de cet outil pour se rassurer. Il est souvent en état de vulnérabilité et d’instabilité psychologique qui peut le faire basculer dans une forme d’angoisse et le pousser à l’attaque. Nous pouvons retrouver ce genre de comportement agressif chez un individu sous l’emprise de stupéfiants qui n’a plus de tabous en terme d’agressivité. Ses gestes sont imprévisibles. Son comportement est irrationnel. Il en devient donc plus dangereux. L’attaque au couteau provoque par ailleurs un fort impact psychologique. L’état de stress est intense et l’adrénaline monte vite. C’est pour cela que ce lundi nous avons plutôt travaillé pour la majeure partie des exercices l’instinct et la réactivité face à ce genre d’attaque. Nous avons utilisés des couteaux d’entraînements. Lors de ces exercices il fallait réagir à mains nues face à une attaque au couteau (un contre un). ‘’L’agresseur’’ prenait de l’élan pour attaquer l’adversaire, il s’agissait de travailler différentes défenses et notre réactivité sur des attaques rapides.
Ensuite, un des exercices portait sur le cas d’un individu très violent, il fallait avoir en tête que l’agresseur n’allait pas se contenter d’attaquer une seule fois et rester figé en attendant notre défense. C’était le cas d’un individu qui veut impacter le plus grand nombre de personnes autour de lui (travail d’un agresseur contre cinq personnes autour pour le maîtriser).
Il était notamment question pour cet exercice d’abaisser la vigilance de l’assaillant, de se mettre en équipe, de le travailler à plusieurs pour le perturber par une action de diversion. C’était un exercice de mise en situation assez réaliste sur des attaques de type « amok* », où l’individu dégage une violence sans limite. Cet exercice s’est effectué au « couteau marqueur » pour prendre conscience des dégats et des écueils qu’il faut éviter lors d’une défense contre couteau.

Fin de compte rendu
Résumé de la séance de close-combat du lundi 10 avril 2017 au sein du Centre d’entraînement de L’Union des Sociétés d’Education Physique et de Préparation Militaire (USEPPM)

• Début de l’entrée en salle: 20H30
• Fin des activités: 22H00
• Aide-moniteur PSC1 présents: 1

 

 *amok est un mot malais qui veut dire une rage incontrôlable

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