Centre Entraînement Close-Combat

Centre d'Entraînement au Close-Combat

Master class Initiation aux premiers secours (Croix-Rouge)

photo ips

Ce vendredi 31 mars 2017, nous avons pu bénéficier au centre d’entraînement au close-combat au sein de l’Union des Sociétés d’Education Physique et de Préparation Militaire d’une sensibilisation IPS (Initiation premiers secours) avec le concours de La Croix Rouge Française.
Cette sensibilisation a été mise en place dans le prolongement de notre objectif de transmission des valeurs citoyennes car se former aux premiers secours est un enjeu citoyen.Il est bien évidemment, directement lié au comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne.
Il est aujourd’hui nécessaire de faire prendre conscience de l’importance du rôle du citoyen en tant que premier maillon de la chaîne de secours.

C’est pour cela qu’en première partie de séance, nous avons abordé le thème intitulé « protection examen alerte ».
Protéger, examiner, alerter c’est réussir à :
1/éviter un sur-accident en protégeant la ou les victimes mais aussi nous mêmes sur les lieux de l’accident,
2/estimer l’état de la victime ,
3/alerter les secours de manière optimale.

1/C’est-à-dire étant arrivé sur les lieux d’un accident il faut sécuriser les lieux et sécuriser les personnes impliquées.
a)Regarder s’il n’y a pas de danger pour soi, ni pour la victime. Assurer la sécurité.
b)Protéger la zone de l’accident si besoin, établir un périmètre de sécurité en attendant l’arrivée des secours.

2/ Il faut aussi estimer l’état de la victime : vérifier si elle est consciente ou pas.
Ce sont des gestes très simples :

-aller vers la victime (après avoir vérifié que le danger a été écarté)

-lui parler pour voir si elle réagit, nous pouvons demander à la victime si elle nous entend ou par exemple lui demander de serrer notre main ( voir la secouer très légèrement dans certains cas pour vérifier sa réactivité).

A/ si la victime est consciente :
-se présenter à elle
-la rassurer
-lui expliquer ce que l’on va faire

Il s’agit bien ici, dans cette phase de premier contact d’évaluer la gravité de la situation, vérifier que la victime est consciente et qu’elle respire normalement.

B/ si la victime est inconsciente :
a)situation où elle est inconsciente mais respire
et qu’elle est allongée par exemple sur le sol, il faut libérer les voies aériennes supérieures en basculant légèrement sa tête en arrière de cette manière la langue n’obstrue plus les voies aériennes supérieures. Lui ouvrir la bouche et voir si elle respire.
Si c’est le cas (si la victime respire), le danger pourrait venir du fait que son liquide gastrique puisse venir inonder ses poumons et qu’elle s’étouffe à la suite de cela.
Pour éviter cette situation, nous devons la positionner en position latérale de sécurité.

b)si la victime est inconsciente mais ne respire pas
(c’est ce qu’on appelle un arrêt cardiaque) dès que l’on constate l’absence de respiration nous devons le plus rapidement possible alerter ou faire alerter les secours par un témoin ainsi que réaliser un massage cardiaque associé à un bouche-à-bouche jusqu’à ce que les secours arrivent.
Il est important d’agir vite pour éviter des lésions neurologiques irréversibles et le décès de la victime.

3/alerter les secours :
C’est choisir un service de secours adapté, décider du numéro à appeler et savoir passer un message d’alerte pertinent pour ne pas faire perdre de temps aux secours et optimiser leur arrivée.

15 : le Samu pour tout problème urgent de santé, c’est un secours médicalisé (nous allons favoriser ce numéro pour toute situation nécessitant du matériel médical)
17 : la police ou la gendarmerie pour tout problème de sécurité ou d’ordre public.
18 : les sapeurs-pompiers pour tout problème de secours, notamment accident, incendie.
112 : numéro d’appel unique des urgences sur le territoire européen, recommandé aux étrangers circulant en France et aux Français circulant à l’étranger.

114 : numéro sms pour les personnes avec des difficultés à entendre ou à parler ou pour les lieux particuliers ou situations particulières nécessitant une communication par messages, lorsque la communication ne peut pas s’effectuer par téléphone (ex : salles de concerts etc.)

Indiquer aux services d’urgence :

-notre numéro de téléphone
-notre nom
-la nature du problème
-les risques éventuels (incendie, explosion, effondrement…)
-la localisation précise de l’événement
-le nombre de personnes concernées
-l’état de la ou des victimes
-les premières précautions prises

Il ne faut surtout pas raccrocher le téléphone ou terminer la communication avec les secours avant d’y avoir été invité car ils peuvent avoir besoin d’informations supplémentaires, informations que l’on a pu oublier de signaler.

La deuxième partie de la masterclass traitait des hémorragies :

nous avons donc appris comment réaliser :
1/ une compression manuelle
2/ un tampon-relais
3/ un garrot

Le garrot se fera en derniers recours, en recours ultime et nécessaire si :
-il y a une multitude de victimes
-si la personne, présente des plaies multiples
-si la compression manuelle et le tampon-relais ne fonctionnent pas

On parle du dernier recours pour la pose du garrot, car celui-ci présente deux risques majeurs : la mort et l’amputation, ceux-ci liés au choc endotoxinique.
Lors de la pose du garrot la circulation sanguine est coupée pour arrêter l’hémorragie. Cela a pour conséquence de libérer cartaines toxines mais surtout il faut parler du potassium K+ (principal cation intracellulaire) qui intervient dans la transmission de l’influx nerveux. Celui-ci fait partie des électrolytes du plasma (éléments chimiques porteurs de charge électriques).
Ce qui signifie que le potassium a pour but de contribuer au maintien d’un rythme cardiaque normal, intervenant dans la conduction de l’influx nerveux et la contraction musculaire. Cependant il faut savoir qu’une accumulation de potassium peut entraîner une perturbation des battements du cœur. Au-delà de 25 mg/kg de masse corporelle, le potassium est toxique. Sa dose létale est d’environ 30 à 35 mg/kg. Il y a donc un risque d’arrêt cardiaque si on enlève le garrot après 20 min, temps nécessaire pour que K+ s’accumule de manière très importante dans le liquide extracellulaire.
C’est la raison pour laquelle nous devons indiquer l’horaire de pose du garrot (signaler l’horaire au dessus de la plaie ou l’écrire sur le front de la victime, dans un endroit visible) car ce temps de pose conditionne le protocole utilisé par l’équipe médicale pour desserrer le garrot, afin d’éviter ce risque d’arrêt cardiaque irréversible.
A savoir qu’il doit être desserré seulement par une équipe médicale, et doucement, pour permettre une irrigation progressive du membre, tout en contrôlant le flux de K+ remontant au cœur.

La pose du garrot s’effectue au plus proche de la plaie (juste au dessus), pas sur la plaie elle-même ni sur une articulation.

En troisième partie, les formatrices nous ont enseignées les positions d’attentes des plaies graves. Elles nous ont expliqué ce qu’est une plaie grave (se sont souvent des atteintes de la peau caractérisées par l’atteinte des organes en dessous)
Pour savoir si une plaie est grave ou non nous devons nous réferer à :
son aspect
sa localisation (yeux/thorax/abdomen)
-ce qui a été nommé comme « mécanisme », c’est-à-dire la catégorie d’objet qui a réalisé la plaie et la manière dont cela s’est produit (objet tranchant, perforation, brûlure etc.)

Dans la majeure partie des cas (la victime étant consciente et elle respire) la position reste allongée.

Cas particuliers :

A/Pour une plaie oculaire se positionner (dans l’idéal) au dessus de la victime pour lui parler aux fins qu’elle n’effectue pas de mouvements oculaires qui pourraient aggraver l’état de la plaie.
B/ Pour une plaie thoracique placer la victime contre nous en position demie-assise.
C/ Pour une plaie à l’abdomen venir plier les jambes de la victime.

En quatrième partie nous avons été initié aux gestes de secours dans le cas d’une victime inconsciente, avec distinction d’une victime qui respire et qui ne respire plus. Nous nous sommes mis les uns les autre en position latérale de sécurité (PLS).
Puis dans le cas d’une victime ne respirant plus, nous avons appris sur des mannequins à réaliser un massage cardiaque avec insufflations.

Pour terminer cette initiation aux premiers secours nous avons appris à utiliser un défibrilateur.

Fin de compte rendu.

Résumé de la séance du vendredi 31 mars 2017 au sein du Centre d’entraînement au close-combat de L’Union des Sociétés d’Education Physique et de Préparation Militaire (USEPPM)
▪ Séance de type « masterclass IPS »
▪ Début de l’entrée en salle: 20H00
▪ Fin des activités: 22H00

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