Centre Entraînement Close-Combat

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Souvenirs qui passent…

bataillon de choc 01

En 2006, il y aura bientôt 10 ans, le chef de bataillon (e.r.) Raymond MUELLE adressait un message au pratiquant de close-combat au début du livre LE CLOSE-COMBAT, TECHNIQUES ET ENTRAINEMENTS (Editions CHIRON, 2006). Alors que le fondateur de la Fédération Nationale de Close-Combat nous a quitté il y a tout juste 2 ans, voici l’occasion de publier en exclusivité son texte qui, à certains égards, est pour le moins prémonitoire…

A propos du close-combat: « Souvenirs qui passent »

« Traiter en 2006 du close-combat, c’est réveiller les souvenirs de temps difficiles et, en quelque sorte, ramener le passé au présent. Si, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés nous ont fourni les moyens matériels permettant de reprendre efficacement la lutte, ils ont également apporté, au moins aux unités d’élite (commandos, chocs, parachutistes, hommes des missions spéciales), une technique de combat extrêmement simple et d’une remarquable efficacité: le close-combat. Cette technique ne nécessitait aucune arme spéciale ni même une condition physique particulière, seulement la volonté de vaincre et de ne subir en aucun cas la loi de l’adversaire.

La connaissance des points les plus sensibles, fragiles du corps humain (yeux, oreilles, foie, parties génitales, etc.), l’enseignement de gestes et de procédés simples pour leur neutralisation, voire leur destruction, servaient d’évangile pour l’apprentissage de ces actions la plupart du temps exécutées à mains nues. En fait, une douzaine de « coups » et de « parades » jugés essentiels étaient enseignés. Une minorité d’utilisateurs a eu recours à cette technique en fonction des circonstances mais l’intérêt principal, évident, de cette formation, résidait pour tous dans l’acquisition indéniable d’une supériorité psychologique avec la certitude de pouvoir venir à bout des intentions de l’adversaire.

C’était il y a plus d’un demi-siècle.

muelle_aspirantAujourd’hui, il n’y a plus d’ennemi désigné mais une insécurité mortelle qui ne cesse de croître. Sa permanence, sa multiplicité rendent insuffisante toute protection policière. Si la capacité offensive des tenants du close-combat recherchée en 1943 n’est plus de mise, l’aptitude à la défense est devenue, dans certains cas, une aptitude à la sécurité sinon à la survie.

Diverses écoles d’arts martiaux offrent des possibilités efficaces de défense, mais elles nécessitent un enseignement très élaboré, long, et donc coûteux. D’où la supériorité du close-combat qui, dans sa simplicité quasi instinctive rapidement assimilée, reste la technique la plus recommandable, la plus « à la portée » de ceux et de celles qui jugent bon de pratiquer la self-défense. Elle ajoute à des résultats pratiques éventuels, en cas de nécessité, cette tranquillité d’esprit, cette assurance qui permet d’aborder en toutes circonstances une situation délicate.

Comme le port de la ceinture de sécurité, devenu réflexe, a permis aux automobilistes d’échapper souvent à la catastrophe, il est éminemment souhaitable, dans le but d’échapper aux agressions de plus en plus nombreuses, de plus en plus graves, que l’apprentissage et le recours aux techniques du close-combat nourrissent les réflexes de ceux qui ne veulent pas subir. »

Chef de bataillon (e.r.) Raymond MUELLE, aspirant au Bataillon de Choc (1943-1945)

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