Centre Entraînement Close-Combat

Centre d'Entraînement au Close-Combat

Qu’est-ce que le close-combat (2)

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James-Bond_thumbEntreprendre de définir ce qu’est le close-combat aujourd’hui n’est pas une petite entreprise. Déjà, si l’on part du postulat que le close-combat désigne avant tout une réalité vieille de plus un demi-siècle, on comprend bien qu’il va falloir être prudent. Une fois que l’on a dit ça, et que l’on précise qu’entre le moment où l’on a commencé à parler publiquement du close-combat (et il faudra pour ça attendre le début des années 50, le temps que les militaires de la Seconde guerre mondiale reviennent peu à peu à la vie civile) et aujourd’hui, il y a eu James Bond, on aura compris à quel point parler du close-combat devrait être une activité réservée aux psychologues…

En effet, derrière ce vocable anglo-saxon composé, qui veut dire littéralement combat rapproché (appellation d’ailleurs reprise dès 1947 par l’Etat major lorsque est rédigé puis diffusé le TTA 405 qui détaille et codifie l’instruction au combat à mains nues), il y a de fait un grand nombre de fantasmes qui sont passés par là, notamment celui de l’espion… Cet homme, dandy au coeur de pierre (qui fait battre celui des dames et lui permet dans le même temps de tuer des êtres humains sans état d’âme toutes les trois minutes). Ipso facto, le close-combat c’est aussi et surtout le seul (et dernier) rempart contre l’occupant nazi puis, plus tard, contre la menace soviétique. Bref, le close-combat, c’est beaucoup de choses, et c’est surtout ce qui rassure Monsieur (ou Madame) Tout le monde devant son poste de télévision.

Et ce faisant, avec cette analyse succinte mais sans complaisance, on approche de l’essence du close-combat: rassurer, ou plus exactement, donner de l’assurance. Dès lors l’avantage du close-combat n’apparaît plus dans ses capacités techniques mais ailleurs. On est dans les prémices de ce que l’on appellera pendant la Guerre froide: l’arme psychologique. Comme le rappelait le Chef de Bataillon Raymond MUELLE, fondateur de la Fédération des clubs de close-combat, il s’agissait alors (quand la France était encore occupée) d’être rapidement formé en apprenant une douzaine de techniques d’attaque et de défense, avec un objectif simple: avoir ce complexe de supériorité propre aux unités commando. Et c’est bien ce que le TTA 405 d’après guerre mettra peu de temps après noir sur blanc: « La véritable valeur d’une instruction poussée du combat rapproché ne réside pas dans le fait de doter chaque élève d’un certain nombre de recettes infaillibles pour tuer ou éviter d’être tué, mais dans celui de lui donner une arme supplémentaire: la confiance. ».

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